Être infirmière

 

J'ai fait mes études d'infirmière comme élève de l'Assistance Publique, les petites "bleues" comme on nous nommait, à l'hôpital Saint Vincent de Paul à Paris,deux années formidables, hommage à mon amie Catherine.... J'ai obtenu mon diplôme le 18 octobre 1973 avec 188 point sur 200, j'était première de Paris et 6° de France, je me souviens de la réflexion de ma mère quand nous avons reçu les résultats : "C'est bien ma fille, mais il y en a  5 devant toi".......! Être infirmière pour moi c'était de pouvoir soulager les souffrances des enfants et je n'envisageais aucunement à l'époque qu' un jour je continuerais ce combat hors ma profession. Mon bon classement me permit de choisir dans les premières le poste où je souhaitais exercer mon métier, sans hésiter un instant, lorsque je vis affiché sur le mur des choix de postes que le service de réanimation néo-natal de l'hôpital des Enfants Malades à Paris, recherchait une infirmière. Je dis oui tout de suite et le 19 octobre 1973 au soir à 19h00 je prenais mon poste, ces années passées auprès de mes petits bouts, furent mes plus belles années, j'y était surnommée par tous, collègues, médecins, réanimateurs..... "Petite Mère" ce doux nom était tout ce que ce service représentait pour moi, c'était ma vie, mon but, les heures de travail, la fatigue physique et morale ne comptait pas. Un jour lors d'une visite médicale à la médecine du travail....J'entend encore ces mots raisonner dans ma tête : "Madame vous êtes inapte à travailler en réanimation et au contact des rayons X", je ne comprenais pas, c'était comme un pot de fleur en terre qui me tombait sur la tête.....Je ne pouvais plus exercer mon métier auprès de mes petits bouts?????, en effet à cette époque les infirmières qui tenaient les bébés en couveuse lors de radiographies, n'étaient pas protégées par des tabliers de plomb et je fus irradiées avec toutes les conséquences, hyperleucocytose (trop de globules blancs) , anémie (pas assez de globules rouges) et des risques de stérilité.....! Le 2 janvier 1977, je quittais Mon service......! Je n'avais plus de choix, en 1977 les infirmières "inaptes" changeaient de métier ou acceptaient n'importe quel service, je ne voulais ni l'un ni l'autre, j'ai donc démissionné de l'Assistance Publique.

J'ai travaillé comme infirmière dans une entreprise de fabrication de Parfum, j'en ai un bon souvenir et remercie mon amie Hélène, ensuite je suis allée proposer mes services un peut partout, cancérologie, gériatrie, traumatologie, chirurgie, et médecine du travail, ces deux années de voyage au coeur de mon métier m'on apprises énormément de choses, la technique, les relations humaines fasse à la souffrance, la solitude, l'inquiétude des malades et aussi de comprendre l'humain dans son ensemble et au travail, à partir de ce moment j'ai commencé à me passionner pour l'informatique , la toxicologie industrielle et la sécurité dans l'entreprise, le 10 octobre 1981 je fus embauchée dans un centre de recherche et de développement à l'Institut Français du Pétrole où j'exerce toujours. Surveillance du personnel, soins d'urgence, soins ambulatoires, la prévention, les conseils, les examens complémentaires (électrocardiogramme ...) les visites médicales, la gestion administrative et informatique, les enquêtes.....Sont notre quotidien.

L’enfant hospitalisé a des droits et des besoins spécifiques qu'il est essentiel de respecter et de faire respecter.

"Un homme n'est jamais si grand que lorsqu'il est à genoux pour aider un enfant " Pythagore

Pendant mes années d’exercice  auprès d’enfants hospitalisés , mon seul but était qu’ils guérissent, au jour d’aujourd’hui me viennent à l’esprit plusieurs questions, que je n’ai pas pris ou pas eu le temps de me poser à l’époque. Qu’elle est la place de l’enfant  au milieu des professionnels chargés de lui ?. Attendons-nous quelque chose des enfants ? Que prétendons-nous pouvoir leur apporter ? Je ne vois plus l’enfant seul, sujet des préoccupations d’une équipe médicale, mais l’enfant inscrit dans une histoire familiale. Peut être aussi parce que je suis maman moi-même et que mon enfant a été hospitalisé à plusieurs reprises. Mes expériences m’ont encore fait plus prendre conscience de la place de l’enfant dans sa famille, car celle-ci joue un rôle fondamental dans le processus de guérison. Il m’a semblé essentiel qu’une équipe de bénévoles formée, bien préparée (en accord et en collaboration  avec le personnel soignant),  prenne en  charge et en considération également les parents,  car ils sont garants de la sécurité affective de leur enfant. J’ai constaté que les parents se sentaient parfois démunis face à l’hospitalisation de leur enfant, pour l’avoir vécu  moi même et que cela en conduisait certains à adopter des attitudes qui pouvaient être néfastes à l’évolution de leur enfant au cours du séjour.

 Plus la séparation est longue plus elle est douloureuse.

Accompagner l’enfant hospitalisé

Faire respecter ses droits

Dédramatiser la maladie et l’hospitalisation

Rassurer, être à l’écoute des demandes de l’enfant et surtout les comprendre.

Distraire et diminuer la douleur

Organiser du soutien scolaire, afin que l’enfant lors de son retour en classe ne soit pas pénalisé

Organiser des visites avec l’accord des parents et de l’équipe médicale, des petits copains de classes ou de sport, voir même étudier la possibilité  de faire des connexions Internet vers l’établissement scolaire de l’enfant ou vers des centres éducatifs en ligne .

Pour les enfants hospitalisés loin de leur famille, faire une étude des moyens de la régions en matière d’accueil pour les parents afin qu’ils puissent être près de leurs enfants durant l’hospitalisation.

Si l’état de santé de l’enfant, le permet, prévoir de petites sorties à l’extérieur, écouter ‘’ ses rêves ‘’ et tout faire pour les satisfaire.

Aide aux enfants hospitalisés étrangers, famille  d’accueil, interprètes, faire respecter les droits fondamentaux de la culture de l’enfant étranger.

Les métiers 

Aide-soignante

Au plus près des malades

Parmi le personnel de santé, l'aide-soignante est sans doute la personne la plus proche des malades. Elle assure l'hygiène et le confort physique et moral des patients. Elle dispense aussi quelques soins sous la responsabilité de l'infirmière et en collaboration avec cette dernière.

Dans un premier temps, l'aide-soignante se charge d'accueillir le malade et de l'installer dans sa chambre. Au quotidien, elle aide les patients à faire leur toilette, à s'habiller. Elle prépare les chariots des repas en respectant les consignes. Il s'agit de ne pas faire d'erreur : tel malade doit rester à jeun avant une opération, tel autre doit suivre un régime. Lorsque les personnes sont peu autonomes ou âgées, l'aide-soignante les accompagne dans leurs déplacements, les aide à s'asseoir, à se nourrir et à se lever. Son travail s'étend aux tâches d'entretien courantes, comme le nettoyage et le rangement des chambres, le changement de la literie et du linge.

Contrairement à l'infirmière, l'aide-soignante ne peut pas donner de médicaments, ni procurer de soins médicaux (comme la prise de tension ou la pose d'une perfusion), mais elle participe à d'autres soins : prise de la température, surveillance de la courbe de poids, changement de certains pansements... Très proche des patients, à l'écoute de leurs inquiétudes et de leurs souffrances, elle veille à ce qu'ils se sentent aussi bien que possible, les soutient, les réconforte ; elle est à même de fournir à l'infirmière des informations précieuses sur leur état de santé physique et mentale.

Un travail contraignant

L'aide-soignante travaille toujours en collaboration et sous la responsabilité d'une infirmière. Elle fait par ailleurs partie d'une équipe médicale pluridisciplinaire, regroupant d'autres professionnels de santé (médecins, sages-femmes...), avec lesquels elle doit dialoguer. Debout du matin au soir, une aide-soignante parcourt chaque jour des kilomètres en se déplaçant d'une chambre à l'autre. Le travail est organisé par rotation des équipes (une semaine de jour, une semaine de nuit), selon des horaires contraignants (nuit, week-end...). Lorsqu'elles sont salariées d'un centre d'action communal ou d'un centre de soins associatif , les aides-soignantes travaillent à domicile et effectuent de nombreux déplacements.

L'aide-soignante est amenée à inhaler de nombreux produits (les désinfectants, les détergents...) et doit se laver les mains très régulièrement afin de se protéger de toute contamination. Moralement, ses conditions d'exercice peuvent être difficiles, car elle est confrontée au quotidien à la maladie, à la souffrance et à la mort, en particulier si elle travaille auprès de personnes en fin de vie.

Patience et dévouement

Ce métier requiert des qualités d'écoute , de patience et de disponibilité , mais aussi du dynamisme et des aptitudes au travail en équipe. Le dévouement et la motivation pour venir en aide aux malades, quel que soit leur âge, sont essentiels. Et seul un solide équilibre psychologique peut permettre de supporter d'être confronté au quotidien à des personnes en souffrance.

L'aide-soignante étant souvent amenée à aider les malades à se déplacer ou à changer de position, la profession est déconseillée aux personnes souffrant de problèmes de dos et de maladies de la colonne vertébrale. Étant donné les conditions d'exercice parfois difficiles, une grande résistance physique et nerveuse se révèle indispensable.

De nouvelles perspectives d'emploi

On recense actuellement 360 000 aides-soignantes. Elles (93 % de ces professionnelles de la santé sont en effet des femmes !) travaillent dans leur grande majorité dans les hôpitaux et les cliniques , mais également au sein des maisons de retraite , dans les foyers, les centres de long séjour... Chaque année, environ 10 000 postes se dégagent en France. Les débouchés dans les hôpitaux stagnent, mais la pénurie de personnel dans le secteur de la santé devrait offrir de nouvelles perspectives aux jeunes diplômées. De plus, des places sont créées dans les centres accueillant des personnes âgées. Après trois ans d'exercice dans le secteur hospitalier ou médico-social, une aide-soignante peut se présenter au concours d'entrée des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), afin de préparer le diplôme d'infirmier.

La rémunération 

N'est pas la même dans les structures publiques et privées. Dans le public, le salaire brut mensuel d'une débutante est de 1 446 euros, primes et indemnités non comprises. En fin de carrière, il atteint 1 850 euros.

La formation d'aide-soignante est très encadrée

Pour exercer ce métier, il faut obtenir le diplôme professionnel d'aide-soignant (DPAS). Il se prépare en un an dans les écoles publiques et privées agréées par les directions régionales des affaires sanitaires et sociales (DRASS), et dans certains lycées professionnels. Les centres de formation sont généralement intégrés à des établissements hospitaliers (publics et privés). Les études sont payantes (au minimum 1 220 euros).

Le recrutement se fait sur concours. Pour se présenter, il faut avoir au moins 17 ans, être titulaire du brevet des collèges, ou du CAP petite enfance, ou d'un titre ou diplôme du secteur sanitaire et social homologué au niveau V au minimum, ou avoir suivi une classe de première préparant au baccalauréat, ou justifier d'une expérience professionnelle de deux ans en milieu hospitalier. À noter : les titulaires du BEP carrières sanitaires et sociales ou du BEPA services, spécialité services aux personnes, sont dispensées de l'épreuve écrite.

La formation dure douze mois, dont environ vingt-sept semaines de stage (soins d'urgence, gynécologie, psychiatrie...). Une partie de la formation des aides-soignantes est commune à celle des auxiliaires de puériculture. Cela permet aux aides-soignantes comme aux auxiliaires de puériculture de changer d'activité au cours de leur vie professionnelle, à condition de suivre un complément de formation de six mois pour obtenir le diplôme correspondant. 

INFIRMIERE

Soins et suivi des malades

Très variées, les missions de l'infirmière consistent d'abord à organiser et à dispenser les soins médicaux aux patients. Selon la structure et le service (pédiatrie, gériatrie, cancérologie, psychiatrie...) dans lesquels elle exerce, elle peut effectuer un travail de prévention, de prise en charge d'enfants, d'accompagnement de personnes en fin de vie, de soins d'urgence...

À l'hôpital, l'infirmière participe au diagnostic et dispense de nombreux soins : distribution des médicaments, prises de sang, piqûres, pose des perfusions... Mais elle veille aussi et surtout au bien-être des malades. C'est elle qui suit l'évolution de leur état de santé, afin de vérifier que le traitement en cours leur convient. Le soutien moral des patients et de leurs familles fait aussi partie du métier. Les personnes fragilisées par la maladie et leur entourage ont en effet besoin d'être écoutés et rassurés.

Cette professionnelle de la santé prend également en charge diverses tâches administratives. Elle établit les plannings de soins en fonction des prescriptions du médecin, ce qui implique de prendre des rendez-vous avec d'autres services (en vue d'examens radiologiques, de bilans sanguins...), afin de mettre en ¿uvre le traitement. Elle s'occupe également des formalités d'admission des patients et de la rédaction des comptes-rendus des visites du médecin dans le "cahier des soins". La mise à jour du "cahier de liaison" de l'équipe soignante permet par ailleurs d'assurer un suivi personnalisé quotidien du patient et de son traitement.

Lorsque l'infirmière travaille pour une institution publique (école, service de protection maternelle et infantile...) ou une entreprise, la prévention prévaut : elle donne des informations sur la santé et l'hygiène, détecte d'éventuelles carences alimentaires, des mauvais traitements...

Un métier exigeant

Les conditions de travail des blouses blanches varient selon le lieu d'exercice : hôpital public ou privé, clinique , structure médico-sociale , dispensaire , milieu scolaire, SAMU social, organisation non gouvernementale... Dans un service hospitalier, le temps de travail hebdomadaire s'organise de façon irrégulière : alternance des équipes de jour et de nuit, permanences les week-ends et les jours fériés. Ces contraintes sont parfois difficilement conciliables avec une vie de famille. En exercice libéral, les horaires sont tout aussi irréguliers, et très lourds (plus de cinquante heures par semaine) car il faut également s'occuper de la gestion comptable du cabinet. Les conditions de travail se révèlent moins contraignantes en entreprise ou en milieu scolaire.

L'infirmière doit posséder force et résistance physiques pour supporter la station debout prolongée, les nombreux allers et venues dans les couloirs, et pour soulever ou déplacer les malades. Elle travaille en équipe avec le médecin, des membres des professions paramédicales (puéricultrice, ergothérapeute, orthophoniste...) et des travailleurs sociaux. Pour des raisons d'hygiène et de sécurité, le port d'une blouse blanche et de protections diverses, comme les gants ou le masque, est exigé.

Dévouement et résistance

La profession requiert des qualités humaines et relationnelles, et une forte motivation. Le dévouement, la patience, l'écoute et la volonté d'aider autrui s'expriment ici au quotidien. Le sens des responsabilités, un bon équilibre personnel et une excellente résistance physique se révèlent également indispensables. Par ailleurs, le goût du travail en équipe, la capacité à s'organiser et à analyser rapidement une situation seront autant d'atouts pour s'épanouir dans ce métier. Enfin, l'infirmière, amenée à côtoyer la maladie et la mort, doit posséder la maturité et le recul nécessaires pour se préserver des situations de souffrance auxquelles elle est confrontée.

Le plein emploi

Le signal d'alarme a sonné : la France manque cruellement d'infirmières. La mise en place des 35 heures, les conditions d'exercice difficiles et la baisse du nombre d'étudiants provoquent une pénurie sans précédent dans la profession. Il manquerait environ 20 000 de ces blouses blanches aujourd'hui dans les hôpitaux publics et privés, les cliniques... Autant dire que les jeunes diplômés ne rencontrent aucune difficulté pour trouver un premier emploi et que l'avenir professionnel de celles et ceux qui choisiront cette voie est assuré.

Actuellement, 420 000 infirmières exercent en France (la profession compte 90 % de femmes). Les trois quarts travaillent en tant que salariées, dans les établissements publics et privés (200 000 sont employées dans la fonction publique hospitalière, qui recrute sur dossier), les autres choisissent l'activité libérale. Les débouchés sont largement ouverts dans l'ensemble des structures de soins.

Après quelques années d'expérience, plusieurs spécialisations, en un ou deux ans, s'offrent aux infirmières : infirmière anesthésiste, de bloc opératoire, puéricultrice.

Les conditions de travail, difficiles, incitent ces professionnelles à écourter leur carrière. Celle d'une infirmière salariée ne dure en moyenne que quinze ans.

Aujourd'hui, une infirmière débute à 1 415 euros brut par mois, primes et indemnités non comprises, dans le secteur public, et peut espérer gagner environ 2 500 euros en fin de carrière. Dans le secteur privé, les salaires varient selon les conventions collectives.

Pour exercer ce métier, il faut obtenir le diplôme d'État d'infirmier, délivré par les instituts de formation aux soins infirmiers (IFSI) après trois années d'études.

L'admission se fait sur concours (30 000 places mises au concours d'entrée en première année pour la rentrée 2004), ouvert aux titulaires du baccalauréat ou d'un titre équivalent (par exemple le DAEU, diplôme d'accès aux études universitaires). Des places sont réservées aux auxiliaires de puériculture et aux aides-soignants justifiant de trois ans d'expérience.

Le concours comprend deux épreuves écrites d'admissibilité (culture générale, tests psychotechniques) et une épreuve orale d'admission (un entretien destiné à évaluer les motivations du candidat, ses aptitudes à suivre la formation et son projet professionnel). De nombreuses préparations au concours sont proposées aux étudiants, la majorité étant assurée par des organismes privés.

Les études, d'une durée de trois ans, sont gratuites. La formation accorde une place importante aux stages (douze semaines au minimum par an, obligatoires dès la première année). Ils ont lieu en milieu hospitalier, dans les crèches, les centres de santé... Une indemnité de stage est désormais versée aux étudiants des IFSI.

Quatre CFA (centres de formation pour apprentis) proposent de suivre la formation dans le cadre d'un contrat d'apprentissage, mais le concours reste indispensable pour accéder aux études.

A noter : il existe un projet de réforme des études médicales et paramédicales qui consisterait à rendre la première année de formation commune à 14 professions de santé.

 

MEDECIN-SPECIALISTE À chaque pathologie son spécialiste

Chirurgie, pédiatrie, dermatologie, psychiatrie... la médecine offre une quarantaine de spécialités. Certains métiers sont fortement orientés vers la technique : c'est le cas des radiologues, qui s'appuient sur l'imagerie médicale pour repérer les fractures, bronchites, fibromes et autres affections. C'est également vrai des chirurgiens, qui utilisent des technologies de pointe, telle la célioscopie qui permet d'opérer sans ouvrir. Ces médecins aux doigts d'or peuvent se spécialiser dans un domaine précis : chirurgie cardio-vasculaire, orthopédique, esthétique... D'autres spécialistes combinent actes médicaux et chirurgie. Ainsi, l'oto-rhino-laryngologiste traite les affections du nez, de la gorge et des oreilles. Mais il prend aussi son bistouri pour retirer des amygdales ou pour réparer des cordes vocales abîmées. Certains médecins, enfin, choisissent d'exercer auprès d'un public précis : le pédiatre soigne les nourrissons et les enfants, le gériatre s'occupe des personnes âgées... Les patients dépressifs ou souffrant de troubles mentaux ont aussi leur médecin. C'est le psychiatre, qui prescrit des traitements adaptés et utilise des techniques de psychothérapie pour soigner ses malades.

Comme le médecin généraliste, le praticien spécialisé accompagne souvent ses malades sur la durée. Son rôle de prévention et de surveillance est important : dépistage des risques de cancer pour le gynécologue, suivi des vaccinations de l'enfant pour le pédiatre, contrôles réguliers de la vision pour l'ophtalmologiste...

Surtout en milieu hospitalier

Urgences, opérations, pathologies lourdes... les hôpitaux et les cliniques sont le royaume des spécialistes. Près des trois quarts d'entre eux (et en particulier les chirurgiens, anesthésistes, urgentistes...) y travaillent à plein temps ou quelques jours par semaine.

Par ailleurs, près de la moitié des médecins spécialistes ont leur propre cabinet en ville. Très souvent, ils effectuent en parallèle des consultations à l'hôpital. Certaines disciplines, comme la dermatologie ou la pédiatrie, se prêtent bien à l'exercice en libéral.

Un spécialiste travaille beaucoup : 50 heures par semaine à son cabinet, parfois plus. À l'hôpital, le temps de travail est fixé à 48 heures, gardes comprises. Les gardes et les astreintes à domicile sont fréquentes dans certaines professions, comme chez les anesthésistes-réanimateurs.

La médecine est un métier de contacts : les échanges sont quotidiens avec les patients, les confrères et les autres professionnels de la santé. Ainsi, le pneumologue peut avoir besoin de l'avis du radiologue, le chirurgien travaille en étroite collaboration avec l'anesthésiste et les infirmières du bloc opératoire... À l'hôpital, les médecins dépendent d'un service lié à leur spécialité. À la tête de cette unité, un médecin chef de service organise les soins et évalue les pratiques médicales.

Attention et résistance

Le médecin spécialiste est un scientifique de haut niveau, capable d'établir des relations de confiance avec ses malades. La psychiatrie requiert en outre un bon équilibre personnel et un talent d'écoute ; le pédiatre doit être un fin psychologue pour pouvoir soigner les enfants et faire passer certains messages à leurs parents ; le chirurgien se distingue par sa capacité de concentration et son habileté manuelle ... mais, quelle que soit la spécialité exercée, une forte motivation et une grande résistance physique et nerveuse se révèlent indispensables, car ces praticiens sont souvent confrontés à des situations difficiles.

Vers une pénurie de médecins

Un numerus clausus fixe chaque année le nombre de places offertes aux jeunes qui souhaitent étudier la médecine. Numerus clausus mal ajusté, départs à la retraite, réduction du temps de travail à l'hôpital... autant d'explications à la crise du recrutement qui frappe le corps médical. On compte actuellement 96 600 spécialistes en exercice, mais certaines disciplines souffrent d'une véritable pénurie : pédiatres, psychiatres, anesthésistes, gynécologues-obstétriciens et chirurgiens manquent à l'appel !

Toutefois, il existe de grandes disparités entre les régions. Ouvrir un cabinet est plus difficile à Paris ou dans le Sud que dans le nord de la France. Les petits hôpitaux de province sont aussi beaucoup moins sollicités que ceux des grandes villes. Pour pouvoir s'installer en libéral, il faut faire face à de lourds investissements. Nombre de spécialistes s'associent pour partager les charges, tout en conservant en parallèle une activité à l'hôpital.

Les revenus varient beaucoup selon les disciplines : en libéral, un cardiologue gagne en moyenne 7 627 euros net par mois, un chirurgien 8 150 euros, un pédiatre 4 310 euros, un psychiatre environ 4 145 euros.

Un bac S s'impose pour suivre le programme des études médicales. À l'issue de la première année, les aspirants médecins passent un concours très sélectif, le nombre de places en deuxième année étant déterminé par un numerus clausus. Pour 2004, 5 600 jeunes en tout seront autorisés à poursuivre leurs études. Selon les facultés, le taux de réussite au concours est compris entre 10 et 15 % ! Ceux qui échouent peuvent redoubler une fois ou bien se réorienter vers une filière paramédicale ou vers des études de sciences à la fac.

En tout, dix ou onze années d'études sont nécessaires pour former un médecin spécialiste. Le cursus est divisé en trois cycles : un premier cycle de deux ans ( Premier cycle d'études médicales 1re année (PCEM1) , Premier cycle d'études médicales 2e année (PCEM2) , un second cycle de quatre ans (DCEM), suivi d'un internat de quatre ou cinq ans suivant la spécialité. À partir de la deuxième année de DCEM, l'apprentissage du métier commence. Pendant trois ans, les étudiants alternent cours théoriques (cardiologie, cancérologie, toxicologie) et stages pratiques chez un généraliste et en milieu hospitalier (trente-six mois au total). L'accès à l'internat s'effectue sur concours (appelé épreuves classantes nationales) à la fin du second cycle. Le choix de la spécialité dépend des résultats et du rang de classement. Internes, les étudiants préparent alors un DES (diplôme d'étude spécialisée) pendant quatre ou cinq ans (DES Rhumatologie , DES Dermatologie et vénéréologie , ...). Le Diplôme d'Etat de docteur en médecine avec mention de la spécialité est délivré après validation des enseignements et des stages, à l'issue de la soutenance d'une thèse.

MEDECIN GENERALISTE  À l'écoute de tous les maux

Bronchites, entorses, gastro-entérites, fatigue... le médecin généraliste soigne tous les maux. Dans son cabinet ou en visite à domicile, il reçoit des personnes de tous âges, des enfants aux personnes âgées. Son premier rôle est d'établir un diagnostic. Il écoute le malade et l'interroge sur ses symptômes. À quel endroit a-t-il mal ? Depuis combien de temps ? Dans quelles conditions travaille-t-il ? Existe-t-il des antécédents familiaux ? Muni de ces informations, le généraliste l'examine alors avec attention, l'ausculte, teste ses réflexes, prend sa tension... Le bilan terminé, il prescrit les médicaments adaptés et explique comment suivre le traitement. En cas de doute, il demande des examens complémentaires (analyses de sang, radiographies...) pour affiner son diagnostic. La relation du généraliste avec ses patients s'inscrit souvent dans la durée : un médecin peut soigner une personne ou suivre toute une famille pendant des années !

Le praticien ne se contente pas de guérir toutes sortes de maladies. La prévention fait aussi partie de son rôle. Bilan de santé, dépistage, suivi des vaccinations : il prend en charge la santé du patient dans son ensemble.

En plus de leurs consultations au cabinet, les médecins généralistes peuvent assurer des vacations à l'hôpital ou dans des centres de santé. À la campagne, où ils sont moins nombreux, ils sont amenés à effectuer des actes de petite chirurgie, de gynécologie, de pédiatrie...

En libéral ou en tant que salarié

Les médecins généralistes ont le choix entre deux formules pour exercer leur métier. En majorité, ils choisissent de s'installer à leur compte : 70 % d'entre eux ouvrent ou reprennent un cabinet. Ils peuvent aussi être salariés en travaillant dans les hôpitaux (16 % d'entre eux), les administrations ou les collectivités territoriales, après avoir réussi un concours sur titre. Les associations humanitaires ont également besoin de médecins pour effectuer des missions d'urgence en France ou à l'étranger.

Dans ce métier, on ne compte pas son temps de travail, surtout quand on gère son propre cabinet. En libéral, les généralistes travaillent en moyenne cinquante heures par semaine, à un rythme de vingt à trente consultations par jour ! S'y ajoutent des gardes la nuit ou le week-end, surtout en début de carrière. À la campagne, le médecin a également des journées bien remplies. Il sillonne les routes pour se rendre aux domiciles des malades, qui sont parfois éloignés de son cabinet. En contact quotidien avec ses patients, un généraliste travaille aussi en liaison avec d'autres professionnels de santé : radiologues, chirurgiens, kinésithérapeutes, infirmières...

Disponible avant tout

Soigner, soulager les maux : les médecins ont pour vocation d'aider les autres. Tous accordent une grande importance à leurs relations avec les malades. Une grande capacité d'écoute et le sens de la psychologie se révèlent en effet nécessaires pour comprendre un problème de santé et, au besoin, rassurer. Chaque personne est unique, et le généraliste doit être attentif à tous les indices pour établir son diagnostic.

Appels d'urgence, consultations ou visites : le médecin se rend disponible et consacre beaucoup d'heures à soigner ses malades. Sûr de lui, il maîtrise ses émotions et garde son sang-froid pour gérer, par exemple, une urgence médicale. Par ailleurs, l'ouverture d'esprit et la curiosité sont importantes dans la médecine. Le praticien, qui est un scientifique de haut niveau, s'informe des nouvelles thérapies, des nouveaux médicaments et continue de se former régulièrement. Enfin, choisir des études médicales suppose une grande capacité de travail et une solide résistance physique .

Assurer la relève

Sur les quelque 200 000 médecins en exercice, 52 % sont des médecins généralistes. Départs à la retraite, pénurie dans certaines régions, relèvement du numerus clausus (qui constitue une limitation du nombre d'étudiants admis en deuxième année)... les perspectives d'emploi sont favorables aux futures générations de médecins. On compte en moyenne 163 généralistes pour 100 000 habitants. Mais il existe de forts contrastes d'une région à l'autre. Ainsi, il est plus facile de s'installer à la campagne ou dans certaines banlieues que dans les grandes villes.

En début de carrière, les jeunes médecins commencent souvent par faire des remplacements. Il faut compter environ trois ans avant de pouvoir s'installer en libéral. Ouvrir son cabinet suppose de gros investissements : achat de matériel, constitution ou rachat d'une clientèle, frais de comptabilité et de secrétariat... C'est pourquoi de nombreux praticiens s'associent pour partager les charges. En complément, ils effectuent souvent des gardes d'urgence, la nuit ou le week-end.

Infos pratiques

Côté salaires, les revenus d'un généraliste varient suivant son statut, ses honoraires (fixes ou libres), sa localisation... Le revenu moyen de la profession est estimé à 5 750 euros brut par mois avec des écarts importants d'un médecin à l'autre. Après quelques années en libéral, certains praticiens changent d'activité et se tournent vers la médecine de contrôle et de prévention. Ils sont alors médecins scolaires, médecins conseils de la Sécurité sociale ou médecins du travail.

 

Neuf ans d'études après le bac sont nécessaires pour décrocher le diplôme de docteur en médecine. Les bacheliers S sont les mieux armés pour réussir. Reste que tous les jeunes ne franchiront pas le cap du concours à la fin de la première année d'études médicales (PCEM 1). Le nombre de places accessibles en deuxième année est en effet limité par un numerus clausus défini par le ministère de la Santé. En 2004, il était de 5 600 places pour l'ensemble des universités. Pour franchir ce cap, il ne suffit donc pas d'être bon. Il faut aussi se classer en tête de liste du concours. Selon les facultés, seuls 10 à 15 % des étudiants passent en deuxième année ! En cas d'échec, ceux qui ont obtenu la moyenne au concours peuvent redoubler une fois. Il est aussi possible de bifurquer vers des études paramédicales.

Pendant six ans, tous les étudiants suivent le même parcours : deux ans de PCEM (premier cycle d'études médicales) suivis de quatre ans en deuxième cycle (DCEM). Le DCEM comprend des cours théoriques, des stages en hôpital et des gardes obligatoires, et débouche sur le concours de l'internat (appelé « épreuves classantes nationales »), qui permet de continuer ses études, tant pour la médecine généraliste que spécialisée. Depuis 2004, la médecine généraliste est en effet devenue une spécialité à part entière et donne lieu à un diplôme d'études spécialisé. Pour les médecins généralistes, les études en internat durent trois ans. Le diplôme d'État de docteur en médecine est validé après la soutenance d'une thèse, à la fin de l'internat.

 

 

 

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