La véritable histoire de Pocahontas


La véritable histoire de Pocahontas
et des Indiens de Virginie

 

En avril 1607, la première colonie anglaise permanente était établie sur le fleuve James et baptisée Jamestown. La société anonyme de la compagnie de Virginie à Londres, comptait bien que ses explorateurs trouveraient or, route des Indes, fourrures, et bien d'autres choses pouvant rapporter de l'argent....
C'était plutôt un intérêt mercantile que religieux qui était à l'origine de cette expédition. Quelques voeux pieux sur le besoin de convertir les Indiens ne se voyaient pas du tout traduits dans la réalité.

De toutes façons, les débuts de Jamestown furent éprouvants : le mouillage était rendu insalubre par les marécages proches. Après un an de séjour, 53 hommes avaient survécu. Deux navires arrivèrent alors avec renfort et provisions. Sur les 900 colons arrivés pendant les 3 premières années, seulement 150 étaient encore en vie en 1610. C'était à cause de la famine et de la maladie, pas des Indiens qui, s'ils l'avaient souhaité, auraient facilement éliminé ce petit établissement. En 1611 le Gouverneur demanda au Roi d'envoyer en Virginie tous les condamnés à mort des prisons anglaises, « car eux au moins seront contents de construire ici leur nouveau pays.»

À leur arrivée, les anciens colons se réfugièrent vers le nord, dans la future Nouvelle-Angleterre et la nouvelle population n'éprouva pas plus l'envie de travailler dans le Nouveau Monde que dans l'Ancien... De 1618 à 1625, on compta 4.000 arrivées. Mais la population ne dépassait pas 1.210 individus blancs en 1625. En 1624, prenant prétexte des mauvais traitements que les colons avaient subis, le Roi dissolvait la compagnie de Londres. La Virginie était devenue colonie royale.

Les colons anglais n'avaient pas l'état d'esprit d'agriculteurs et s'inspiraient du modèle espagnol : les indigènes travaillent, les Européens surveillent, organisent et empochent les profits. Mais cela n'allait pas être aussi simple...

Les indigènes étaient des algonkins, réunis en une confédération estimée à 10.000 hommes, sous le commandement de Wa-hun-sen-a-cock, lequel habitait un village potomack appelé Powhatan. C'est ce nom de village qui servira à désigner le personnage chez les Anglais.

La colonie pu survivre grâce aux Indiens de Powhatan pendant les premiers hivers. Pour John Smith, c'est Dieu qui a permis que les Indiens lui viennent en aide avec maïs et gibier et non pas leur générosité...

C'est en 1608 que le capitaine John Smith, premier chef de la colonie, parti pour un voyage de découvertes vers les sources du Chickahomini (dans la région actuelle de Richmond, à l'ouest de Chesapeake), tomba entre les mains d'un parti d'Indiens qui, effrayés des progrès des envahisseurs et de l'usage menaçant pour l'avenir qu'ils faisaient de leurs démoniaques armes à feu, le conduisirent au chef des Potomack, Powhatan.

Powhatan fut assez embarrassé de son prisonnier. Personnellement, il semble qu'il ne lui voulait aucun mal. Toujours est-il qu'il l'accueillit avec honneur. Mais les chefs et surtout les sorciers des tribus n'éprouvaient pas tous les mêmes sentiments. L'Anglais leur paraissait un sorcier trop fort pour eux. N'avait-il pas envoyé au loin par un messager une certaine feuille de papier sur laquelle il avait tracé des signes ? Et quelques jours plus tard le messager était revenu avec des objets dont justement Smith avait besoin ! Comment la feuille de papier avait-elle pu parler pour demander ces choses ? Cela dépassait les bornes d'un honnête pouvoir.

On discuta et on délibéra longuement. Et le résultat de la délibération fut que, tout bien considéré, il était préférable d'intimider le détenteur d'une si redoutable magie. Smith fut conduit à la pierre du sacrifice. Et l'exécuteur s'approcha avec son tomahawk.

C'est alors qu'intervint Pocahontas, l'une des deux filles de Powhatan, âgée de 12 ans. Qu'elle eut été réellement émue par le charme de Smith ou chapitrée par son père, elle prit la défense de l'Anglais, plaida en sa faveur, supplia, menaça, ordonna, pleura. Rien n'y fit, la décision était prise ! La massue se leva pour l'exécution de la sentence. Alors elle s'élança, se pencha sur la tête de Smith, la couvrit de la sienne, la voila de ses longs cheveux noirs et déclara que si on voulait briser le crâne du prisonnier, il faudrait d'abord briser le sien !

Les Indiens semblèrent convaincus par son audace et libérèrent le prisonnier. Seuls quelques sorciers s'obstinèrent à le considérer non sous la protection du Grand Esprit mais sous celle de l'Esprit du Mal. Quoiqu'il en soit, les relations les plus cordiales furent rétablies, Smith demeura auprès de Powhatan qui le combla de faveurs. Pocahontas le tira des embûches de ses ennemis en l'en prévenant. Il voulut lui offrir quelques présents, par reconnaissance ; elle refusa avec énergie, trop contente, dit-elle, de l'avoir sauvé.

À quelque temps de là, Smith ayant reçu des renforts, elle voulut donner à ses nouveaux hôtes une fête digne d'eux. Le soir un grand feu fut allumé dans la plaine. Un grand nombre d'Indiens l'entourèrent, les premiers rangs étant réservés à Smith et sa troupe. Soudain des cris aigus s'élevèrent de la forêt. Les Anglais, persuadés qu'on allait les attaquer, commencèrent à s'emparer des notables de la tribu pour en faire des otages. Mais Pocahontas se jeta au milieu d'eux et déclara qu'elle se livrait la première à leur vengeance s'ils la croyaient capable de trahir. À ce moment sortit du bois une trentaine de jeunes filles habillées de peintures et d'une ceinture de feuillage. Elles exécutèrent une série de danses et de chants, interrompus de temps en temps par des cris farouches qui avaient si fort ému l'assistance. Celle-ci s'apaisa un peu ; ces danseuses court-vêtues n'étaient certainement pas dangereuses. Elles regagnèrent bientôt la forêt. On en fut quitte pour la peur.

La tranquillité assurée, Smith put bientôt reprendre ses explorations. Les Indiens eurent l'imprudence de l'aider. Il remonta ainsi le Potomack, s'approcha des Montagnes Bleues et, secondé par Newport, arriva à reconnaître, zone par zone, la plus grande partie de ce pays de miracle qu'est la Virginie.

Comme ils préféraient s'emparer des récoltes au lieu de les faire pousser, tout était prétexte aux Anglais d'attaquer les Indiens. John Smith avoue que les guerres en Europe, Asie et Afrique lui ont appris à soumettre les « sauvages.»

Crâneur et hautain, courageux, cet homme est un bel exemple du chef militaire du XVIIe siècle. Comme il avait remonté la rivière pour échanger des marchandises contre du maïs avec Opechancanough, le demi-frère de Powhatan, il fut encerclé par plusieurs centaines d'Indiens en armes. Gardant son sang froid, il saisit la mèche de scalp d'Opechancanough et le fit avancer face aux guerriers, un pistolet dans les côtes :

« Me voici ! Tire qui l'ose ! Vous m'avez promis de remplir mon navire (de maïs) avant mon départ, tenez votre promesse ; sinon ce sont vos cadavres qui le rempliront

Il eut son maïs.

Pendant l'hiver 1608-1609, Smith partit avec des compagnons exiger l'aide de Powhatan pour nourrir les colons. Le chef les régala de pain, dindes et gibier. Le lendemain, après les avoir encore pourvus de vivres, il leur demanda quand ils comptaient repartir car il n'avait pas assez de grain pour leur en fournir. Sauf contre des épées. Smith refusa et menaça de rompre l'amitié.

Powhatan devinait les intentions des Anglais, mais espérait vivre en paix avec eux. Smith rapporte : « Capitaine, dit le roi, je m'inquiète des raisons de votre venue (...) car beaucoup me disent que ce n'est pas pour le commerce, mais plutôt pour faire la guerre à mon peuple et nous prendre notre pays. Pourquoi prendre par force ce que vous pouvez obtenir par l'amitié et pourquoi détruire ceux qui vous nourrissent ? Que croyez-vous obtenir par la guerre ? Nous pouvons cacher nos provisions et nous enfuir dans les bois ; la faim vous tuerait alors pour avoir fait du tort à vos amis.La guerre ferait de moi une bête traquée sans repos ni sommeil, pendant que mes hommes devraient, bien qu'épuisés, monter la garde ; et au moindre froissement de feuille, ils se mettraient à crier :  Voilà le capitaine Smith !  et il me faudrait fuir je ne sais où et finir ma vie tristement

Lors d'une expédition, l'explosion d'un baril de poudre obligea John Smith à renoncer et il rentra en Angleterre. Il reviendra en Amérique, mais plus au nord, dans la future Nouvelle-Angleterre et retournera de nouveau en Angleterre en 1613.

Les gouverneurs suivants ne purent contenir les colons. Les hostilités recommencèrent bientôt.

Dans une de ces rencontres, le capitaine Radcliffe fut tué avec trente de ses hommes. Un autre officier, Spillman, fait prisonnier, allait être exécuté lorsque Pocahontas reparut et le sauva comme elle avait sauvé Smith. Elle s'était retirée à cette époque chez une tribu dont elle avait le commandement.

Contre les Indiens, les Anglais mêlaient ruse et immoralité. D'abord les directeurs de la Compagnie de Virginie à Londres voulaient qu'on s'empare de Powhatan pour le forcer à se soumettre. Si on n'y parvenait pas, Sir Thomas Gates, nommé gouverneur en 1611, fut fermement prié d'étendre son autorité sur le plus de chefs possible et de supprimer les prêtres indiens. Il réussit à attirer des indigènes à découvert en faisant battre le tambour et danser ses soldats ; puis il les massacra. Ce genre de ruses, comme la capture de Pocahontas par Samuel Argall en 1612, permirent à la fragile colonie de vivre en paix quelques années ; au-delà des discours, elles révèlent le fond des Anglais.

Pour assurer sa sécurité et celle de ses administrés de Jamestown, le capitaine Argall ne trouva rien de mieux que d'attirer Pocahontas dans un guet-apens, de s'emparer d'elle et de la garder comme otage jusqu'au rétablissement de la paix, en échange des Anglais prisonniers, des armes que les Indiens avaient obtenues jusque-là et d'une grande quantité de maïs.

Elle fut honorablement traitée et entourée des égards qu'on devait à une alliée fidèle et à une fille de chef. Tant et si bien qu'au bout d'une quinzaine de mois, accoutumée à sa nouvelle vie, elle avait été demandée de nombreuses fois en mariage, mais n'avait pu se décider. En avril 1613, un officier veuf, John Rolfe, en gentleman qui connaît les usages, fit une démarche officielle auprès de Powhatan. Celui-ci consentit à l'union qui réconciliera les deux peuples. Ce qui fit qu'un autre Anglais s'enhardit et demanda la main de sa seconde fille. Mais c'était assez d'une au gré de l'Indien : « Je mourrais s'il fallait me séparer de mes deux filles à la fois. Vous avez déjà obtenu la soeur de celle-ci : que ce gage vous suffise. C'est assez pour la paix. Vous voyez que je suis vieux et que je désire achever tranquillement mes jours. Soyez sans crainte : la hache est tombée de mes mains et je ne veux plus de sang !» 

Pocahontas se laissa donc marier à Rolfe. Elle se fit chrétienne et est la première Indienne de ces contrées qui ait reçu le baptême. On lui donna dans cette cérémonie le nom de Rebecca.

Madame Rebecca Rolfe suivit son mari en Angleterre où elle reçu un accueil des plus affectueux. Au cours d'une des réceptions elle rencontra le capitaine Smith. Elle se troubla, se voila le visage, puis se jeta dans ses bras, lui rappela l'amitié qu'il avait jurée à Powhatan : « Vous l'appeliez père quand vous étiez étranger dans notre pays. Me voici étrangère dans le vôtre. Et je veux vous y donner ce doux nom !» 

Il raconta son histoire à la Reine, la femme de Jacques Ier. Celle-ci se la fit présenter, la prit en amitié et la fit paraître à toutes ses fêtes comme la reine d'une puissante nation alliée. Pocahontas servait (involontairement ?) d'agent de recrutement pour la colonie. La fille de Powhatan, chef des Potomack, se préparait à retourner dans son pays pour y fortifier les liens de l'alliance quand elle mourut à Gravesend en 1617, âgée de 22 ans.

 

Pour satisfaire les consommateurs anglais, on commença à cultiver du tabac en 1614 ; le besoin de prendre la terre aux Indiens se fit impérieux. Cette culture épuise les sols rapidement et les planteurs avaient toujours besoin de nouveaux espaces. Il leur était bien plus facile de voler des terres déjà valorisées par les Indiens que d'entreprendre d'en défricher eux-mêmes...

Powhatan essaya d'éviter la violence, en dépit de multiples provocations et crimes. Opechancanough lui succéda en 1618 à la tête de la confédération, promettant aide et amitié aux colons : « Je tiens la paix d'une main si ferme que le ciel tombera avant que je ne la lâche.» Cependant les humiliations et exactions des colons allaient le pousser à bout.

Un certain Morgan, parti commercer avec les Indiens dans l'intérieur du pays, n'était jamais revenu. Ses domestiques, convaincus qu'il avait été tué par Nemattanow dont on disait qu'il portait le chapeau de Morgan, assassinèrent ce dernier. C'était un homme d'un certain rang et Opechancanough menaça de se venger. Les colons répondirent par d'autres menaces. Il parla clairement de vengeance au gouverneur Francis Wyatt.

Deux semaines après, c'était le Vendredi Saint 22 mars 1622. Des groupes d'Indiens sans armes arrivèrent de bonne heure dans la plupart des villages échelonnés sur quelques cent cinquante kilomètres le long du fleuve James : comme de coutume on les invita dans les maisons à prendre un déjeuner et à troquer des dindes, des poissons, des fourrures et de la viande de cerf contre des perles et autres pacotilles.

À Henrico, le plus occidental de ces villages, le pasteur George Thorpe faisait ses dévotions. Il avait quitté la Chambre privée du Roi pour fonder une école dans le nouveau Monde et convertir les Indiens. Ses progrès lui paraissaient très satisfaisants : il lui semblait avoir la confiance et l'amitié des indigènes et il avait même construit une maison de style anglais pour Opechancanough, le chef de la puissante confédération des tribus de Tidewater.

À quelques kilomètres, à Falling Creek, une centaine de travailleurs qualifiés étaient en train de construire une fonderie. Et tout le long du fleuve, des hommes et des femmes vaquaient aux travaux des champs.

À huit heures, une vague de violence s'abattit sur les colons. Les Indiens s'emparèrent des armes de leurs hôtes et, selon un témoin, ils tuèrent sans discrimination d'âge ou de sexe, hommes, femmes et enfants, de vile et barbare façon.

Thorpe fut parmi les premières victimes. Les Indiens se précipitèrent en masse dans la fonderie, tuèrent le maître de forge et ses employés, mirent le feu aux bâtiments et saccagèrent les machines. À tel point que par la suite la compagnie de Virginie ne put récupérer en tout et pour tout qu'une paire de tenailles, une pelle et une barre de fer. Les hommes et les femmes surpris dans les champs furent tués ; seuls eurent la vie sauve, pour la plupart, ceux qui eurent le temps de se défendre. Par exemple, dans un des villages, un jeune garçon mit ses attaquants en fuite rien qu'en tirant en l'air, tandis que les colons d'une maison voisine s'en sortirent aussi bien à coups de hache, de bêches et de briques.

Jamestown fut épargnée grâce à un jeune Indien nommé Chanco, serviteur de Mr Pace. La veille au soir, ne pouvant se résoudre à devoir tuer son maître, Chanco le prévint du danger. Pace prépara sa maison pour résister à l'assaut et juste avant l'aube il traversa le fleuve James en canot pour aller avertir le gouverneur.

Les assaillants parvinrent à tuer un tiers de l'ensemble des colons. Il en tomba 347; les Indiens se jetaient avec fougue sur les cadavres pour les défigurer, les traîner, les mutiler, les découper en morceaux qu'ils emportaient, par jeu, pleins d'un triomphe vil et brutal.

La cause immédiate de cette agression était la mort de Nemattanow. Mais l'origine de la guerre qui débuta ainsi en 1622 avait d'autres causes : le comportement des colons.

Dès lors, les Anglais allaient mener une politique d'extermination. Plutôt que d'être en paix et en ligue avec eux, il est infiniment préférable, écrivit Wyatt, de n'avoir aucun païen parmi nous, car ils sont comme des épines dans nos flancs.
Les colons ne songèrent plus qu'à expulser tous les Indiens de la région de Tidewater en attaquant régulièrement les villages alentours. Malgré les ravages de la maladie, ils ne renoncèrent pas à leur offensive. Le Conseil de l'État de Virginie put ainsi annoncer qu'en 1622 on avait tué plus d'Indiens que depuis le début de la colonie.

Les méthodes employées étaient telles que la Compagnie de Virginie elle-même les dénonça. Elle apprit une tentative d'empoisonnement d'Opechancanough par le gouverneur Wyatt au cours d'une fausse conférence de paix. Deux cents Indiens se trouvèrent gravement atteints et beaucoup moururent, mais Opechancanough parvint à s'échapper. Le Conseil opposa aux protestations de la Compagnie que « tout est bon pour exterminer les Indiens. Depuis toujours toutes les ruses sont permises contre les ennemis, mais avec eux plus encore et aucune guerre honorable ne se pourra jamais tenir, on ne devra jamais leur faire aucun quartier et on ne peut non plus espérer les soumettre, quoi que d'aucuns essaient de vous faire croire.»

En 1632, épuisés, les deux camps marquèrent un temps d'arrêt. Chacun reconnut à contrecoeur l'autorité de l'autre sur son propre territoire et, dans la prudence et la morosité, on choisit de faire une trêve dans la région de Tidewater.

Cette pause ne dura pas 10 ans. En 1644, le vieil Opechancanough reprit ses voyages pour mettre au point une nouvelle attaque. Ce fut le matin du 18 avril. Les Indiens s'arrêtèrent au premier assaut, peut-être découragés par un mauvais présage, au lieu de profiter de leur avantage. La population blanche de Virginie avait alors atteint 8.000 habitants et même si on ne peut pas considérer la mort de plus de 400 colons comme négligeable, ce n'était pas non plus une catastrophe. Le gouverneur William Berkeley captura Opechancanough, presque centenaire et quasiment aveugle, en 1645. Il ordonna qu'on le traite selon son rang. L'un des gardiens abattit Opechancanough en lui tirant dans le dos.

En octobre 1646 l'Assemblée signa la paix avec son successeur, Necotowance.

La mort d'Opechancanough laissa la colonie anglaise s'étendre jusqu'aux rapides, c'est-à-dire sur toute la partie navigable des rivières de Virginie et prépara l'accès aux Appalaches.

Pour pouvoir planter de nouveaux champs de tabac, les notables employaient tous les moyens les plus faciles pour enlever les terres aux Indiens. Il étaient rarement sanctionnés.

Les exactions et les massacres continuèrent jusqu'à ce que la Virginie ne soit plus qu'un territoire blanc. Les colons avaient gagné.




Avec l'aimable collaboration de notre ami et membre de coeur : Philippe Fontaine, clique sur la bannière ci-dessous pour lui rendre visite

 





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